dimanche 27 juillet 2014

Rencontre avec l'au-delà : synopsis

Comme un fantôme je m'évade de ce monde par pensées obscures, une tourmente infernale dans laquelle je me hisse puis m'effondre.
C'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma très grande faute, ainsi, telle une litanie, je me répète sans cesse que ma vie est une majestueuse descente en enfer.
J'essaie d'esquiver mes démons en me terrant dans ce qui me sert de prison dorée; un appartement abritant des esprits de toutes sortes, dont un vivant à mes côtés depuis ma plus tendre enfance et qui chaque jours, se nourrit de mon âme fragile.





MES EAUX TROUBLES


Réveillée en sursaut par un cauchemar dénué de tout sens, je ressens encore ce frisson glacé me caresser la peau. Où suis-je ? Dans mon appartement, je regarde autour de moi et soudain une envie irrépressible d'écrire me surprend... J'essaie de me souvenir point par point de chaque seconde, de chaque détails de ce mauvais rêve pour en décortiquer une connotation. Mon psyché me jouerait-il des tours? J'allume la télévision pour atténuer ma peur et me remets à chercher un sens à ce topique. Mes yeux me brûlent, la fatigue me submerge, je peux entrevoir les nuages gris, un train passe puis deux, ils ont un effet somnolent sur moi, je laisse la boîte à images allumée, et j'essaie de me rendormir non loin des eaux troubles. Mon cauchemar en est bel et bien une preuve vivante bien qu'irrationnel.

C'est pour cela que je déteste la nuit, elle me rappelle à quel point je n'ai aucun contrôle sur mes faits et gestes. J'ai souvent peur et me méprend souvent sur le fait qu'on me veuille du mal. Un mal contagieux, ou incessant, une lueur de méchanceté dans celui qui déclenche en moi cette panique montreuse. Je me confonds souvent à une pile électrique, un toussotement et mon cœur bat la chamade à m'en rendre moi même malade ! 


Espèce de monstre ! Pourquoi vouloir me faire affronter ce que je n'ai envie de ne serait-ce que regarder ? 

Ces images me hantent. Ces gens le font-ils exprès ? Les ténèbres et ma phobie se tiennent debout devant moi. Un choix s'impose donc, mais quelle ironie quand ma décision se pose sur les profondeurs obscures ! J'ai longtemps comparé ma phobie à la mort ! Ma poitrine se sert si fort lorsque je me retrouve nez à nez avec celle-ci. Pitoyable, se moque la mort de ma stupidité à choisir ce qui serait tourmente à un cas de figure soignable.

Je me séquestre chez moi, comme on emprisonne un quelqu'un de faible et qui souhaite par dessus être emprisonner et je me mets à penser. Je tourne en rond, j'essaie tant bien que mal de m'échapper pour enfin me détacher. Je donne bien souvent des conseils aux autres que je ne sais appliquée moi même, on dit souvent que les cordonniers sont les plus mal chaussés, je crois malheureusement définitivement à cette expression.

Je suis lâche ! Je ferai mon mea culpa plus tard, pour l'instant je me foudre d'injures de toutes sortes, des mots que je n'aurai jamais pu dire, ni même penser envers quelqu'un, autre que moi même. Je me punis de façon exemplaire à gâcher ma vie et par dessus le marché celles des autres et de ceux qui "vivent avec moi". Je veux défier cette "chose" qui me déplaît, mais qui me revient comme un boomerang en pleine face, puis je me complaît dans ce vice infernal telles des nuées ardentes figées dans un ciel déjà assombrit par des nuages de pluies.

Mon monde presque imaginaire.... Je me sens bien dans mes rêves éveillés, mes pensées réussissent toujours là où mon conscient a échoué; des projets concrets mis sur pieds- irréalisables concrètement certes, mais tellement magnifiques dans ma tête. Et quelle tête ? Mon silence est gênant pour certains, ma gestuelle dictant mon psyché pour ceux qui me connaissent. Je m'engouffre dans une profondeur à en perdre les pédales. Mon âme a rejoint l'au-delà. Ma vie est bien plus paisible loin de toutes ces phobies et emmerdes constantes. Un désir lâche de mourir. Bien qu'irréversible.... je ne suis pas assez courageuse. Je maudits l'inventeur de la vie. Adam et Ève n'auraient-ils pas pu s'abstenir de désobéir à Dieu ? Mes eaux troubles, ah mes fameuses ! Tirez moi jusqu'à en perdre haleine, vers l'abîme le plus profond et libérez moi à l'heure de ma mort la plus certaine.







1 commentaire:

  1. Très bien écrit, on a même l'impression de ressentir ce que tu racontes, d'être à ta place. Un peu triste comme récit mais vraiment bien écrit.

    Jérôme

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